« Le Messie » de Haendel à l’Auditorium de Lyon

Haendel-Le-Messie_scale_762_366« Je pensais voir tout le Ciel devant moi et le grand Dieu lui-même », écrivait Haendel après avoir entendu son Messie. Mais c’est bien le roi George II d’Angleterre qui s’est levé en pleine représentation londonienne, saisi par l’illustre Alléluia où ce mot est répété 70 fois dans une jubilation croissante. L’œuvre est devenue l’un des plus forts symboles de Noël et du temps de l’Avent, bien qu’elle fût initialement pensée pour le temps de Pâques et que sa Nativité aboutisse à la Résurrection, son véritable sujet.
Créé en avril 1742 lors d’un gala de charité au Temple Bar de Dublin, Le Messie ne délivre sa puissance que dans les plus grandes salles, lorsque sa musique pleine de vigueur et d’élan peut se projeter dans l’espace. Nul doute que les Nouveaux Caractères (orchestre sur instruments d’époque) et leur chef Sébastien d’Hérin puiseront dans leur profonde expérience de l’opéra baroque pour donner vie aux airs et ensembles de cette sublime fresque, avec le concours d’Accentus, le chœur fondé en 1991 par Laurence Équilbey.

En coproduction avec le Festival d’Ambronay.

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Le « Stabat Mater » de Pergolèse au C.D.N de Normandie

Trio Stabat couleur-BDAprès une première et belle rencontre artistique sur le spectacle Dios proveerá, le metteur en scène David Bobée, la chanteuse et metteure en scène Caroline Mutel et Les Nouveaux Caractères dirigés par Sébastien d’Hérin ont eu envie de nouvelles aventures. Cette fois, ils s’attaquent au Stabat Mater, ultime et sublime œuvre musicale composée par Giovanni Battista Pergolesi en 1736, juste avant sa mort à l’âge de 26 ans. Cette œuvre se fonde sur un texte liturgique du XIIIe siècle méditant sur la souffrance de la Vierge Marie. Outre la figure religieuse de la mère, c’est celle d’une humanité sacrifiée dont la douleur s’exprime de multiples façons qui a inspiré David Bobée et Caroline Mutel. Leur mise en scène se met au service de la musique et se déploie dans l’espace et la lumière. Ce Stabat Mater est à l’image de leur regard jeune et profondément humain, comme l’était celui de son compositeur. En choisissant de créer une série de portraits de la douleur incarnés par les corps de danseurs et circassiens, ils nous montrent combien le message de Pergolèse est universel et intemporel.

Découvrir le teaser du spectacle.

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