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Sébastien d’hérin

 

Claveciniste et chef d’orchestre diplômé des conservatoires de Paris et d’Amsterdam, Sébastien d’Hérin a forgé son tempérament artistique auprès de maîtres tels que Gustav Leonhardt, Pierre Hantaï, Bob van Asperen, Kenneth Gilbert ou encore Christophe Rousset. Il s’est affirmé depuis comme un claveciniste et pianofortiste apprécié pour son inventivité et sa liberté de son. Comme continuiste, il joue auprès de grands chefs baroques réputés, Jean-Claude Malgoire, Marc Minkowski, Hervé Niquet ou encore Emmanuel Krivine. ll a été également l’assistant de chefs tels que Laurence Equilbey, Hervé Niquet ou Emmanuel Krivine.

En tant que chef invité, Sébastien d’Hérin a dirigé l’Orchestre de l’Opéra de Rouen et de Besançon, l’Orchestre d’Auvergne, ainsi que l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine et de Montpellier Languedoc-Roussillon. Il a été également l’assistant de chefs tels que Laurence Equilbey, Hervé Niquet ou Emmanuel Krivine.

En 2006, il fonde avec Caroline Mutel Les Nouveaux Caractères, orchestre sur instruments historiques privilégiant le répertoire baroque à travers l’opéra et les formes d’inspiration théâtrale. Leurs choix artistiques s’appuient autant sur un travail musicologique que sur la rencontre avec d’autres disciplines dans des domaines variés comme l’opéra, la création théâtrale pluridisciplinaire et les spectacles jeune public.

 

Avec les Nouveaux Caractères, Sébastien d’Hérin dirige aussi bien des œuvres majeures du répertoire baroque : Didon et Enée de Purcell, Les Vêpres à la Viergede Monteverdi au Festival Baroque de Lyon, The Fairy Queenà l’Opéra de Rennes et d’Avignon, l’Orfeode Monteverdi à l’Opéra royal de Versailles, Le Messiede Hændel à l’Auditorium de Lyon, que des ouvrages rares : Les Surprises de l’Amourde Rameau et Scylla et Glaucusde Leclair au Festival baroque de Lyon et à l’Opéra royal de Versailles, Pimmalionede Cherubini à la Scuola Grande San Giovanni à Venise.

En 2017, il dirige Le Couronnement de Poppéede Monteverdi, produit par l’Opéra de Lyon, qui le mènera sur les scènes de l’Opéra de Vichy, du T.N.P. de Villeurbanne et de l’Opéra royal de Versailles.

Sa discographie comprend, entre autres, Opera Proibita avec Cecilia Bartoli et les Musiciens du Louvre, King Arthur de Purcell, Les Fêtes Vénitiennes de Campra et Sémélé de Marais avec le Concert Spirituel, Venezia Stravagantissima avec le Capriccio Stravagante, La Morte Delusa de Bassani avec la Fenice, Falstaff de Salieri et Agrippina de Haendel avec La Grande Écurie et la Chambre du Roy. A la tête des Nouveaux Caractères, Sébastien d’Hérin a enregistré Égine de Colin de Blamont (M.B.F.), Les Surprises de l’Amour (Glossa), Scylla et Glaucus (Alpha, « editor’s choice » de la revue Gramophone), The Salon of Scylla (Fuga libera), The Fairy Queen (Glossa), Le Devin du village de Rousseau (CD Château de Versailles Spectacles – DVD Ozango) et L’Europe Galante de Campra.

Raconté par A.Guy : « On dit parfois qu’il a mauvais caractère. Ou plutôt du caractère. Ceux qui l’ont vu tenir tête à Gustav Leonhardt, Pierre Hantaï, Bob van Asperen, Kenneth Gilbert ou Christophe Rousset, ses maîtres ès clavecin, peuvent en attester.

Mais cette liberté de ton, cette liberté de son, acquises par sa fierté émancipatrice, ont donné à Sébastien d’Hérin une place à part sur la scène actuelle du clavecin.

De  ses origines savoyardes, il a gardé le sens de la persévérance, mais on imagine que sa jeunesse nantaise lui a donné le goût de la flibusterie. Corsaire du  clavecin, il n’a que faire des modes, des interdits et des contraintes.

Ses trois premiers prix du Conservatoire de Paris (clavecin et basse continue, décernés à l’unanimité, et pianoforte), ou son diplôme du Conservatoire d’Amsterdam, ne doivent pas laisser imaginer qu’il a, le moindre moment, plié sous le joug des institutions.

Son talent s’exprime, au gré de sa fantaisie : comme continuiste, demandé par les plus grands chefs baroques (Jean-Claude Malgoire, Marc Minkowski, Hervé Niquet, Jean Tubery…) Comme collaborateur et assistant (Laurence Equilbey, Hervé Niquet, Emmanuel Krivine), ou comme soliste, chambriste (La Bergamasca, et les Musiciens de Monsieur Croche), et plus récemment comme chef d’orchestre (Opéra de Rennes, Orchestre Léonard de Vinci-Rouen, Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon). Il s’acoquine parfois avec un autre franc tireur du clavecin, Skip Sempé, pour livrer les plus riches, les plus délirantes, les plus poétiques enluminures baroques que l’on puisse imaginer.

Convaincu que « l’harmonie la plus douce est le son de la voix de celle que l’on aime » (La Bruyère, les Caractères-1696-), il fonde en 2006 avec Caroline Mutel, les Nouveaux Caractères. Sous leur impulsion, la musique devient théâtrale, fougueuse, généreuse, mais aussi pudique, sensible et tendre.

Le Grand Siècle français renaît alors dans ce qu’il a de plus lyrique, déclamatoire, extravagant, expressif et élégant. Les programmes proposés par Les Nouveaux Caractères sont une invitation au voyage, un vagabondage poétique dans les méandres d’un labyrinthe dessiné comme un jardin à la française.

Mais pour Sébastien d’Hérin, la vie ne s’arrête pas aux portes du XVIIIe siècle. Son goût pour la bonne chère, les vins, ou les meilleurs whiskies, ses amitiés fidèles, l’amour d’Hippolyte et de Perle, ses enfants, en font un artiste d’aujourd’hui : libre, engagé et moderne.

Le musicien est à l’égal de l’homme. Il sait que « le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui » (La Bruyère, les Caractères -1696-). »