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ensemble baroque lyrique

Magiciennes au temps du Roi Soleil

Lully, Desmarets, Charpentier, Collasse, Rossi, Cavalli​


Paris, 1650. La régence d’Anne d’Autriche se termine peu à peu, entre fronde et guerre de trente ans. Le Cardinal Mazarin organise la Paix en Europe à travers la signature des traités de Westphalie, des Pyrénées et l’organisation du mariage de Louis XIV. ​

Les compositeurs ultramontains sont associés aux divertissements royaux les plus ambitieux, tandis que pour les artistes français « le voyage en Italie » demeure un rite initiatique incontestable. ​

Jean-Baptiste Poquelin dit Molière sillonne les routes de France, et mène sa première carrière avec sa compagnie le « Théâtre Illustre ». Sa réputation est grandissante entre commedia dell arte, théâtre de tréteaux, farces et comédies de caractère. Au même moment, le Chevalier de Guise remarque à Florence un jeune chantre qu’il fait venir en France en 1646. Giovanni Battista Lulli arrive à Paris et est rapidement reconnu pour ses talents de violoniste, de compositeur et de danseur. Il entame une carrière fulgurante au service du jeune monarque. Il se fait naturaliser en 1661, devenant le plus français des compositeurs de tous les temps : Jean-Baptiste Lully.​

A partir de 1664 les deux « Jean-Baptiste » collaborent, et le genre très national de la Comédie Ballet naît de cette union, où théâtre, danse et musique s'articulent au service d’un spectacle total, comme en témoignent « Le Mariage forcé » et « Les Plaisirs de l’île enchantée ». Au Château de Versailles, les divertissements prennent de l’ampleur et Louis XIV utilise les Arts pour se mettre en scène et représenter son pouvoir absolu. Cette époque porte la marque, l’aura et la grandeur d’un « Roi devenu Soleil ». ​

Figures mythologiques​

Au cœur du répertoire de la Tragédie Lyrique de Lully et de ses concurrents (Pascal Collasse, Henry Desmarest ou encore Marc-Antoine Charpentier), de grandes scènes d’opéras font écho aux influences plus méditerranéennes de Luigi Rossi et Francesco Cavalli.​

Campant leur folie quasi carnavalesque et la force de leurs caractères, ces figures historiques, entre fascination et fantastique, empruntent aux plus grands textes de l’antiquité. Le Tasse, Ovide et toute la mythologie sont prosodiées et rythmés par Molière et les librettistes associés comme le Sieur Quinault ou Madame de Saintonges, entre récitatifs, scènes dramatiques et semi-arioso.​

Infos

PROGRAMME

Ballet Royal de la Nuit,
« Atys » de J.B.Lully, scène de Cybèle
« Circé » de Desmarest, scène finale de Circé
« Ercole Amante » de F.Cavalli, scène de Giunone
« Armide » de J.B.Lully, Passacaille & monologue d’Armide
« Idoménée » de A.Campra, air de Vénus
Passacaille de L.Rossi
« Médée » de M.A.Charpentier, scène de Médée

Direction musicale & clavecin - Sébastien d’Hérin​
Soprano - Caroline Mutel​
Ensemble instrumental - 2 violons, alto, violoncelle, violoncelle piccolo, théorbe, basson et flûte à bec, percussions